Facebook lance en France le premier Fonds pour le Civisme en Ligne, pour soutenir des projets contre le harcèlement et la haine et pour l’esprit critique

  • 1 million d’euros en 2019 pour soutenir plusieurs projets de la société civile
  • Un grand prix de lutte contre le harcèlement chez les jeunes, financé à hauteur de 200 000 euros

La lutte contre toute forme de haine, de harcèlement et d’intimidation, et la promotion de l’esprit critique sont des priorités pour Facebook. Pour la première fois dans le monde, Facebook lance en France le Fonds Pour le Civisme en Ligne, une structure de soutien de projets d’organisations françaises (associations, startups, etc.) sur ces enjeux. Ce fonds, d’un montant d’1 million d’euros en 2019, sera animé par un comité d’experts qui décidera des orientations du fonds et sélectionnera les projets lauréats.

Un million d’euros pour soutenir des projets contre le harcèlement et la haine, et pour l’esprit critique

Le Fonds pour le Civisme en Ligne a pour objectif de financer des projets qui innovent dans la promotion de comportements responsables en ligne, sur les champs d’action suivants :

  • La lutte contre les discours de haine
  • La lutte contre le harcèlement
  • Le développement de l’esprit critique

Chaque année, ce financement sera réparti par le comité d’experts entre 2 catégories de dotations : le Grand Prix, avec une dotation allant jusqu’à 200 000 euros, et les Projets, entre 10 et 12 chaque année, avec une dotation allant jusqu’à 80 000 euros chacun. Les projets lauréats sélectionnés seront dévoilés le 6 février prochain, à l’occasion du Safer Internet Day. Les porteurs de projets seront ensuite suivis et accompagnés dans la concrétisation de leurs objectifs tout au long de l’année.

Un comité d’experts pluridisciplinaire

Le comité d’experts aura la charge de définir les orientations du Fonds et de sélectionner les projets lauréats. Il est composé de personnalités représentatives des organisations engagées sur les piliers du Fonds :

  • Raymond Artis, président de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE)
  • Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT
  • Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie engagé pour le développement l’esprit critique
  • Patrice Huerre, pédopsychiatre spécialiste des adolescents
  • Lola Dubini, personnalité influente sur les réseaux sociaux, engagée contre le harcèlement
  • Julie de Bailliencourt, responsable de la Sûreté et Sécurité à Facebook

Le Fonds pour le Civisme en Ligne s’inscrit dans la volonté de Facebook de donner un élan aux initiatives des acteurs qui contribuent à faire d’Internet un espace sûr pour tous et respectueux de chacun. Nous sommes convaincus que la lutte contre le harcèlement se gagnera si nous unissons nos forces avec les acteurs de terrain et les experts de cette problématique. Nous sommes ravis que l’initiative ait rassemblé un panel aussi large d’experts, et espérons qu’ensemble, nous pouvons agir de manière efficace sur ces enjeux de société. ” selon Anton Battesti, directeur des affaires publiques de Facebook France.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Fonds pour le Civisme en Ligne : fb-france-civisme.com

Les membres du comité d’experts

Les meilleurs projets seront sélectionnés par un comité indépendant d’experts. Ce comité regroupe 6 personnalités issues d’horizons divers, spécialistes ou engagées sur les enjeux de lutte contre le harcèlement et la haine et de développement de l’esprit critique.

Raymond Artis, Président de la FCPE

Raymond Artis, anciennement président départemental de la FCPE en Guadeloupe, est désormais le président national de la FCPE.

“Univers extraordinaire pour échanger avec ses pairs, les réseaux sociaux présentent aussi des risques pour les adolescents, qui traversent une période de fragilité, de questionnements et de besoin de transgression. Les parents, quelle que soit leur connaissance des différentes plateformes existantes, peuvent être les premiers interlocuteurs pour accompagner leurs enfants ; mais l’école a aussi un rôle primordial à jouer notamment par l’éducation aux médias dès le plus jeune âge. Il s’agit là d’un enjeu de société dont l’ensemble des citoyens doit se saisir, et nous sommes ravis de nous associer à cette initiative.”

Patrice Huerre, Pédopsychiatre spécialiste des adolescents

Ancien chef de service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et ancien vice-président de la maison des adolescents du Sud des Hauts-de-Seine, Patrice Huerre est spécialisé depuis près de 30 ans dans les actions de prévention, de formation et de soins pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes.

Mon activité au service des enfants et adolescents en souffrance m’amène de plus en plus souvent à rencontrer des situations de harcèlement via les réseaux sociaux qui affectent gravement la construction de leur personnalité. Président l’Institut du virtuel que j’ai créé en liens avec le laboratoire PCPP de l’université Paris Descartes, je suis particulièrement intéressé par toutes les réflexions et actions permettant de faire évoluer la relation des jeunes aux écrans et à leurs contenus.”

Frédéric Potier, Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH)

Frédéric Potier, préfet en mission de service public, est délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT depuis le 3 mai 2017. Il avait été conseiller technique outre-mer auprès de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve, et avant cela, responsable des affaires constitutionnelles, de l’intérieur et l’outre-mer au sein du cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone.

“La lutte contre les discours de haine doit tous nous mobiliser, Etat, associations et acteurs du numérique. La Délégation Interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) apportera son expertise et son volontarisme pour renforcer ce combat en faveur des valeurs humanistes et républicaines. Ne pas laisser prospérer les discours de haine et promouvoir des valeurs démocratiques et citoyennes, tel doit être notre objectif commun.”

Iannis Roder, Professeur agrégé d’histoire

Enseignant en Seine-Saint-Denis depuis 20 ans, responsable des formations au Mémorial de la Shoah et Directeur de l’observatoire de l’éducation de la Fondation Jean Jaurès.

Nos élèves sont des consommateurs quotidiens d’internet et des réseaux sociaux. Ils doivent comprendre qu’ils peuvent y être des cibles. Permettre à nos élèves de classer les informations, de les hiérarchiser, mais aussi de décrypter les stratégies de séduction des discours de haine et donc de construire un esprit critique me paraît essentiel et salvateur, pour eux-mêmes, leur intégrité et leur sécurité, mais également pour la société qui profitera de jeunes citoyens avertis et prudents, conscients de leur rôle civique.”

Lola Dubini, Influenceuse engagée dans la lutte contre le harcèlement

Lola Dubini, musicienne et vidéaste, a décidé, en septembre 2017, d’utiliser la portée de sa parole pour aborder un sujet important : le harcèlement scolaire. Elle partage son expérience du harcèlement scolaire et ses conseils dans des vidéos, comme par exemple “Harcèlement scolaire : Tu n’es pas seul“. Membre de la chaîne Rose Carpet, Lola Dubini a participé à la remise du prix « Non au harcèlement » en avril 2017.

Les harcèlements sont les maux de ma génération. Cette génération, j’y crois car elle est belle, connectée et doit se fédérer encore plus autour de ces sujets. J’aime à penser que la parole doit circuler, doit se libérer et des événements comme ceux-ci sont importants. Ils sortent de l’isolement les victimes qui peuvent ressentir l’exclusion. Mon expérience personnelle avec le harcèlement dans ma scolarité et sur internet font de la lutte contre les harcèlements mon engagement profond.”

Julie de Bailliencourt, responsable de la politique de sûreté de Facebook

Julie de Bailliencourt est responsable de la politique de sécurité sur Facebook. À ce titre, elle collabore avec des partenaires et des décideurs en matière de sécurité dans le monde entier sur des sujets comme l’intimidation et la sécurité des jeunes adultes. Avant de rejoindre l’équipe en charge des politiques de Facebook, Julie a géré pendant 4 ans l’équipe de sécurité des opérations communautaires à Dublin. Avant Facebook, Julie a travaillé pendant 10 ans dans l’industrie du commerce électronique en Irlande.

Le Fonds pour le Civisme en Ligne s’inscrit dans la volonté de Facebook de donner un élan aux initiatives des acteurs qui contribuent à faire d’Internet un espace sûr pour tous et respectueux de chacun. Nous sommes convaincus que la lutte contre le harcèlement se gagnera si nous unissons nos forces avec les acteurs qui sont sur le terrain et les experts de cette problématique. Nous sommes ravis que l’initiative ait rassemblé un panel aussi large d’experts, et espérons qu’ensemble nous pouvons agir de manière efficace sur ces problématiques de société.

Les engagements de Facebook contre la haine et le harcèlement et pour le contre-discours

  1. La lutte contre la haine et le harcèlement en ligne

Des règles et des outils pour protéger

Facebook a mis en place des outils pour protéger ses utilisateurs et faire en sorte que la plateforme soit un espace sûr. Les utilisateurs de Facebook doivent ainsi respecter les standards de la communauté : des règles claires et universelles qui visent à protéger tout le monde, contre toute forme de haine, de harcèlement ou d’intimidation. Ces standards expliquent clairement quels sont les types de contenus bannis de Facebook.

« Nous n’autorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère d’intimidation et d’exclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel. » https://www.facebook.com/communitystandards

Les utilisateurs ont la possibilité de signaler tout contenu qu’ils considèrent choquant, qu’il s’agisse d’un commentaire, d’un post, d’une page, d’un profil, etc. Ce signalement est toujours anonyme. Dès le premier signalement, le contenu est consulté et analysé par une équipe dédiée, mobilisée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Soucieux de permettre à ces utilisateurs de mieux contrôler leur expérience, Facebook a annoncé début octobre 2018 de nouvelles mesures contre les expériences indésirables, offensantes ou blessantes grâce à une meilleure modération des commentaires.

Des ressources pour prévenir et accompagner

Le Centre de prévention contre l’intimidation : co-développé avec le Yale Center for Emotional Intelligence, ce centre de ressources en ligne est destiné aux adolescents, aux parents et aux éducateurs qui cherchent du soutien et de l’aide pour les questions liées au harcèlement et à d’autres situations conflictuelles. Dans ce centre de ressources dédié, de nombreux guides, développés avec les experts et associations, sont mis à disposition des parents – https://www.facebook.com/safety/bullying

Le portails pour les parents : Chaque jour, de nombreux parents nous demandent conseil sur la manière de partager les photos de leurs enfants ou s’interrogent sur la façon de rester connectés avec sa famille lorsque l’on est au quatre coins du monde. Beaucoup de parents se questionnent aussi sur la manière dont Facebook fonctionne une fois que leurs enfants ont rejoint la plateforme – https://www.facebook.com/safety/parents

Le portail pour les jeunes : nous avons lancé ce portail en 2018 pour aider les jeunes à tirer la meilleure expérience de Facebook et à bien contrôler leur activité sur les réseaux sociaux. Le portail rassemble des notions de base sur les réseaux sociaux, des conseils et des ressources ainsi que des avis d’autres jeunes. https://www.facebook.com/safety/youth

La protection des plus jeunes

Facebook a mis en place des protections et paramètres de sûreté spécifiques aux adolescents. Par exemple, des options d’audience par défaut pour les messages qui n’incluent pas « public ». L’ensemble de ces différents procédés de protection des mineurs est présenté sur la page Facebook dédiée « Mineurs et confidentialité », accessible à tous.

Partenaire d’e-Enfance, une association de protection de l’enfance reconnue d’utilité publique, Facebook sensibilise les jeunes utilisateurs ainsi que leurs parents, tuteurs et enseignants, à la lutte contre le harcèlement sur Internet. Son portail anti-harcèlement offre par ailleurs des conseils pratiques sur la façon de répondre aux agressions verbales, menaces, rumeurs ou encore à l¹exclusion délibérée d¹une personne.

Dans le cadre du « Safer Internet Day », Facebook participe au programme « Pour un Internet plus sûr », soutenu par la Commission Européenne. Ce programme incite les jeunes à réfléchir sur leurs pratiques sur Internet et leur donne les bons outils pour profiter pleinement et positivement du numérique.

  1. La promotion du contre-discours

La notion de “contre-discours“ renvoie au soutien de l’émergence de voix positives et modérées sur Internet. Facebook travaille avec de nombreuses associations et de nombreux chercheurs pour promouvoir son émergence. En effet, comme cela a été démontré par de nombreux experts en matière de lutte contre les propos haineux ou l’extrémisme, comme l’Institute for Strategic Dialogue, supprimer des contenus n’est pas la seule manière d’agir : sur le long-terme, ce sont les messages positifs et pédagogiques qui permettent, de manière complémentaire, de prévenir, décrédibiliser et combattre efficacement les propos haineux en ligne.

Dans ce cadre, en France, Facebook s’est par exemple engagé auprès de la Licra, du CRIF, ou encore d’e-Enfance pour faire de la formation, de la prévention, et de la pédagogie, notamment auprès des plus jeunes.

Facebook collabore également étroitement avec des communautés locales, des experts de la société civile et du monde universitaire, et des décideurs pour soutenir les initiatives de contre-discours du monde entier.

Nos dernières annonces sur le sujet